Dans le même temps, lors d’une visite organisée le 26 février 2010 par la société Everé, (gestionnaire de l’incinérateur marseillais) des agents de la ville et des responsables associatifs ont pu constater à quel point les installations et le personnel en place n’étaient pas encore « opérationnels ». Quelques illustrations : Contrairement aux annonces, l’odeur sur le site reste très présente en raison de portes mal fermées, de bâtiments non étanches et pas terminés. Des dysfonctionnements ont été constatés dans la zone de déchargement quant à la gestion des containers de déchets (fermeture, étanchéïté, absence de lavage). L’absence de système de récupération d’eau pluviale sur les bâtiments, de grands espaces en terre battue sans drainage visible, laissent présager des risques de pollution par ruissellement, aux vues des nombreuses poussières, cendres et scories constatées sur tous les sols, particulièrement près de la zone d’incinération.
Les visiteurs ont vu que les « mâchefers » en sortie de four étaient convoyés sur des tapis vibrants, parfois à ciel ouvert et que des bouteilles en plastique, voire des papiers sortaient du four non consumés. Quant à la partie incinération, de l’usine, force est de constater qu’à proximité des fours, la quantité de cendres déposée est telle qu’une des caméras de surveillance des fours en est obstruée.
La Méthanisation est inopérante. L’unité de compostage n’est pas en service. La station d’épuration des eaux usées n’est pas terminée. Le plus inquiétant est la gestion du Refiom (résidu du traitement des fumées, très toxique). Plusieurs tonnes stockées dans une salle ouverte, dans des sacs non scellés, sans aucune mention de date d’arrivée, ni d’évacuation.
De plus, ce stockage est entreposé sur une grille d’écoulement d’eaux usées.
Il est sans doute « politiquement correct » de parler de valorisation énergétique, mais à la vue des résultats, cette activité est sale et ne laisse rien présager de positif dans les mois qui viennent. Ces exemples prouvent que les élus de Fos-sur-Mer et de Ouest Provence ont raison de poursuivre leur lutte contre l’incinérateur marseillais. Après deux mois de mise en service, il semble qu’aucun des engagements pris par la Société Everé ne soit encore en application.
Communiqué de Bernard Granié, Président de Ouest Provence
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Suite à sa participation à des actions de fauchage d’un champ d’OGM en 2001, Benjamin Deceuninck a été condamné en 2005 à un mois d’emprisonnement avec sursis. Convoqué en 2006 pour un prélèvement ADN destiné à son inscription au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg), il refuse de s’y soumettre.
Pour cet acte de désobéissance civile, il est condamné par le tribunal correctionnel d’Alès au versement d’une amende de cinq cents euros. Cette décision, rendue le 29 septembre 2006, est par ailleurs confirmée en appel et en cassation. En 2008, Benjamin Deceuninck saisit la Cour européenne des droits de l’Homme à raison des violations par l’Etat français des articles 7-1 et 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Ces articles garantissent le principe de la légalité des délits et des peines et le droit au respect de la vie privée.
Néanmoins, le 7 janvier 2010, le procureur de la République persiste à convoquer l’intéressé pour obtenir son prélèvement ADN. Benjamin Deceuninck réitère son refus. A l’issue de son placement en garde à vue, il doit de nouveau comparaître devant le tribunal d’Alès, le 5 mars 2010, pour « récidive de refus de se soumettre aux prélèvements biologiques ».
La Ligue des droits de l’Homme demande la relaxe de Benjamin Deceuninck en rappelant que « nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement deux fois à raison des mêmes faits ». Elle juge plus qu’urgent d’enrayer cette dérive sécuritaire afin que les mesures de contrainte, dont tout citoyen peut faire l’objet, restent strictement limitées aux nécessités de la procédure et proportionnées à la gravité de l’infraction reprochée.
La LDH condamne l’utilisation croissante de la biométrie pour alimenter des fichiers de police, l’élargissement de leurs champs d’application, l’interconnexion entre les fichiers et la conservation des données qui représentent une menace réelle pour les libertés individuelles.
Paris, le 3 mars 2010
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Journarles recommande de s’abonner à la lettre bimensuelle du Blauen Institut. Le Blauen-Institut, fondé en janvier 1999 avec siège à Muenchenstein (BL, Suisse), s’efforce d’apporter une appréciation critique des projets et des développements dans le domaine du génie génétique. La collaboration avec les organisations indépendantes de l’industrie en Europe, l’évolution des concepts alternatifs, l’élaboration et l’organisation de campagnes sur le terrain relatives au génie génétique font partie des autres travaux importants de l’institut. La direction de l’institut est assurée par la biologiste Florianne Koechlin.
Voici la lettre reçu ce matin. Court et précis. Avec une possibilité de pouvoir approfondir par un simple clic sur le lien du Blauen Institut.
1. Inde : »Moratoire sur l’aubergine : une victoire pour la science et la démocratie« Le ministre de l’environnement indien stoppe au dernier moment la culture et la commercialisation de l’aubergine bt, alors qu’auparavant, le Genetic Engineering Approval Committee (GEAC), en tant que comité d’experts compétent, lui avait donné son feu vert. Plusieurs scientifiques de renom avaient cependant émis des doutes quant à la sécurité de ce produit, 13 Etats indiens avaient catégoriquement déclaré qu’ils n’autorisaient pas la culture de cette aubergine transgénique sur leur territoire, plus de 100’000 personnes ont jeûné pendant une journée en signe de protestation. Une opposition sans précédent s’est manifestée dans l’ensemble du pays. (CNN-IBN, 13.2.10)
2. Bulgarie : moratoire de 5 ans sur la dissémination des plantes transgéniques Au cours des derniers mois, paysans, consommateurs et mères de famille se sont regroupés au sein de nombreuses initiatives pour demander un moratoire dans 5 villes du pays. Une pétition signée par plus de 15’000 personnes a été remise aux autorités. La Commission parlementaire compétente décide désormais d’adopter un moratoire de 5 ans. (Agrolink, 12.2.10)
3. USA : le label »Sans OGM« se développe le plus rapidement Manger sainement est aussi tendance aux USA ; les déclarations allant dans le sens des promesses de santé s’amplifient. Le label »Sans OGM« réalise le plus fort taux de croissance. (Nielsen, 2.2.10)
4. Lettre ouverte de plus de 800 chercheurs Plus de 800 scientifiques originaires de 84 pays exigent une interdiction à l’échelle mondiale des brevets sur le vivant. Ils demandent également que la recherche en matière de risque soit absolument indépendante. Cette lettre ouverte a été envoyée à l’OMC, aux instances de l’ONU ainsi qu’à de nombreux gouvernements. (I-sis)
5. USA : la culture biologique du maïs et du soja est capable de surpasser la culture conventionnelle Une vaste étude réalisée sur une période de 12 ans par la Iowa State University montre : les rendements des modes de culture biologique du maïs et du soja sont aussi élevés, voire supérieurs à ceux de la culture conventionnelle ; les revenus doublent bien souvent. L’une des raisons est que les semences biologiques ont fait d’énormes progrès. (The Organic and Non-GMO-Report, 1.1.10)
Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site http://www.blauen-institut.ch. Si vous ne souhaitez plus recevoir le Gen-Lex-News, envoyez un mail à l’adresse info@blauen-institut.ch avec la mention "unsubscribe".
Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique GTG)
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AFP PARIS - Les producteurs de raisin qui avaient déposé plainte pour dénigrement contre une association de lutte écologiste, le MDRGF, ont été déboutés mercredi par le tribunal de grande instance de Paris, a indiqué le mouvement à l’AFP. La Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNRPT), qui réclamait un demi-million d’euros de dommages et intérêts, "a été déboutée et condamnée à 1 euro d’amende pour procédure abusive et à nous verser 2.00O euros pour les frais d’avocat", a annoncé François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF).
Mais surtout, s’est-il félicité, "dans son jugement, le TGI reconnait que le MDRGF s’est exprimé dans le cadre de ses statuts et de son rôle social en publiant les résultats d’analyses montrant la présence de résidus de pesticides dans des raisins vendus en supermarchés. Il nous reconnaît le droit de parler de contamination".
"Le juge a également reconnu que ce genre de travail visait à faire évoluer la législation", a-t-il ajouté en souhaitant "revenir à des rapports normaux avec les producteurs et pouvoir discuter avec eux pour faire évoluer les pratiques".
En novembre 2008, le MDRGF avait publié les résultats d’une enquête menée dans cinq pays européens avec quatre autres ONG, révélant la présence de résidus de pesticides, dont certains interdits dans l’UE, dans la quasi totalité des raisins de table prélevés dans ces pays.
Les producteurs de raisins l’avaient alors attaqué en considérant la présentation faite comme "malhonnête".
AFP / 10 février 2010
voir le communiqué de presse du MDRGF :
http://www.mdrgf.org/pdf/CP100210_proces_raisin.pdf
Communiqué du MDRGF :
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Définition du décret du 30/12/88 : le fromage est fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci.
Définition par le décret paru en avril 2007 (JO du 29 avril) : le fromage est fabriqué selon les techniques traditionnelles par un producteur agricole ne traitant que les laits de sa propre exploitation sur le lieu même de celle-ci. Cependant, lorsqu’un système d’identification des produits est mis en place, l’affinage des fromages fermiers peut être réalisé en dehors de l’exploitation agricole
L’opposition unie consommateurs & producteurs n’avait pas permis dans les concertations de peser pour maintenir une définition claire de "fermier". Casgiu Casanu ne s’est pas découragé à l’époque et a immédiatement déposé un recours en conseil d’Etat pour l’annulation de la phrase ajoutée. Après plus de 2 ans de procédure, nous nous félicitons de la décision du conseil d’Etat qui suit nos conclusions : annulation de la phrase ajoutée qui "crée la confusion dans l’esprit du consommateur et empêchera de plus de définir précisément à terme le mot "fermier"".
Merci d’en parler de manière large dans vos médias, car c’est une forte victoire pour la valorisation de nos métiers d’agriculteurs à petite échelle ! De plus c’est également sur ce terme fermier que nous nous appuyons pour obtenir des allègements des normes d’hygiène sanitaire. Ce mot "banal" à première vue est essentiel en fait pour maintenir notre mode de production !
Merci d’avance de nous contacter, Catherine Le Beschu
Casgiu Casanu Association régionale des producteurs de fromages fermiers de Corse Présidente : CESARI MARIE PAULE 06 22 39 42 07 Vice Présidente : Nelly Lazzarini : 06 26 66 19 55 Animatrice : Catherine Le Beschu : 06 25 62 18 34.
Bureau : Casgiu Casanu, A Casa Sebbiaghja 20250 Riventosa, Tél : 09 65 01 06 01 / Mobile : 06 25 62 18 34. Fax : 04 95 25 65 74. E mail : casgiucasanu@yahoo.fr skype : casgiucasanu Site internet : www.casgiucasanu.fr
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Dix grandes entreprises françaises, ou implantées en France, sont responsables de près d’un quart des émissions françaises de CO2. Soumises à un système de quotas et de droits d’émissions de gaz à effet de serre, elles seront cependant exonérées de taxe carbone… Basta publie en exclusivité cette liste des plus gros pollueurs.
Voir en ligne : Basta !
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La Commission sur les priorités stratégiques d’investissement et l’emprunt national, présidée par Messieurs Juppé et Rocard, a rendu ses propositions au Président de la République ce 19 novembre. Sur les trente cinq milliards d’euros d’investissements préconisés, un milliard est consacré aux biotechnologies.
Voir en ligne : FNE via HNS-info
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Contre toute attente, les abeilles - dont la disparition potentielle menace la biodiversité telle une épée de Damoclès - s’épanouissent mieux en ville qu’à la campagne. Paris produit plus d’une tonne de miel chaque année, et ses ruchers, perchés sur les toits de monuments culturels plus connus pour leurs collections d’art, tournent à plein régime. Forte de ce constat, la région Ile-de-France, représentée par son président, Jean-Paul Huchon, a inauguré le 12 mai dernier un rucher sur la base de loisirs de St Quentin en Yvelines. Cette action renforce le partenariat signé entre la région et l’UNAF (Union Nationale de l’Apiculture Française) qui prévoit la prochaine mise en place de 36 ruches, réparties sur 6 bases de loisirs au total.
Avec une température moyenne annuelle de 13 degrés celsius et une diversité des plantations paradoxalement peu commune dans les zones rurales, Paris est devenue une situation témoin des besoins de l’espèce. Les abeilles semblent en effet moins sensibles à la pollution carbonique émanant des déjections des véhicules qu’aux traitements chimiques infligés aux plantes. Alors que le constat national est morose (en 10 ans, 15.000 apiculteurs ont cessé leur activité en France), les ruches urbaines prolifèrent, que ce soit dû à l’initiative de responsables politiques ou de particuliers. Début mai, le Grand Palais installait des ruches sur son toit, rejoignant ainsi la liste des grandes institutions culturelles parisiennes pratiquant l’apiculture. L’Opéra de Paris, lui, produit 450 kgs par an d’un miel qui n’a rien à envier à son cousin provençal (en vente à la boutique de l’Opéra et chez Fauchon). Des formations sont même proposées au rucher du Luxembourg par la Société Centrale d’Apiculture ; la récolte est en vente à l’automne à l’Orangerie.
Comment expliquer alors des disparitions de ruches pouvant aller jusqu’à 50% à la campagne contre 5% maximum à Paris ? Bien sûr, la biodiversité de la capitale est réelle, et les essaims peuvent butiner allègrement depuis les acacias des jardins de la Villette jusqu’aux tilleuls du bois de Boulogne. Mais la différence tient essentiellement à ce détail : dans les espaces verts urbains, il est interdit d’avoir recours aux produits phytosanitaires par mesure de santé publique vis-à-vis des promeneurs. A la campagne, en revanche, ce ne sont plus, bien souvent, des fermiers que l’on peut voir, mais de grands groupes agroalimentaires qui ont investi les exploitations. Inutile de dire que ceux-ci ne rechignent pas à l’emploi systématique de produits parfois controversés, et même interdits chez nos voisins européens.
C’est le cas du Cruiser, objet de la dernière polémique en date dans le monde de l’apiculture, dont la reconduite de l’utilisation en 2009 par le ministère de l’Agriculture a fait scandale. Ce pesticide a en effet été reconnu dangereux pour les insectes pollinisateurs. D’autant plus que Syngenta, la société qui en assure la production, encourage à l’utiliser « même en absence d’attaque visible de ravageurs », faisant basculer le Cruiser dans le rang des amendements anodins. Pour cette raison, il a été interdit en Italie et en Allemagne. L’UNAF a, fin avril, adressé une lettre ouverte à Michel Barnier, actuel ministre de l’Agriculture, dans le but de faire bouger le dossier Cruiser ; elle est pour l’instant restée lettre morte.
Drôle de pays que la France, qui pendant qu’elle débloque des fonds publics pour le soutien de la filière apicole, autorise un pesticide décimateur de ruches...et dont les abeilles préfèrent les opéras et les pelouses bien tondues des jardins publics à l’insécurité des champs.
Voir en ligne : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/les-abeilles-parisiennes-n-ont-pas-60870
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