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Catastrophe nucléaire au Japon

Fukushima - Le plus grave accident envisageable

ESTIMATION DES NIVEAUX DE RISQUE POUR LE NUAGE PAR LA CRIIRAD

mercredi 23 mars 2011, par Forum Civique Européen

Face à la désinformation conséquente servi par le lobby militaro- nucléaire sous le nom de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) Journarles tente , avec une certaine régularité, vous donner les résumés de quelques sources fiables. La société allemande pour la protection contre le rayonnement (Gesellschaft für Strahlenschutz) et la Commission de Recherche et d’Information Indépendant sur la RADiocativité, la CRIIRAD qui a son siège à Valence et qui a été créée suite à la catastrophe de Tschernobyl il y a 25 ans . Nous répétons ici que les communiqués émanent de l’Organisation mondiale de la Santé OMS /WHO sont soumis depuis 1959 à un accord qui ressemble à une muselière : toutes les analyses traitant des conséquences de la radioactivité doivent être soumises à l’AIEA avant publication. Depuis 4 ans, jour pour jour, des hommes et des femmes protestent à Genève devant le siège principale de l’OMS conrte cet accord. (www.independentWHO.org)

Résumé du communiqué du 23 mars 2011 émanent de la société allemande de protection contre le rayonnement :

Avertissement

 :

Sur le site de l’AIEA on peut trouver un suivi d’observations sur le degré de l’irradiation dans l’environnement de la centrale nucléaire de Fukushima :
http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

L’AIEA a effectué des mesures jusqu’à 200 km de la centrale nucléaire de Fukushima en collaboration avec les autorités japonaises
Elle a également mesuré l’irradiation des aliments.

Suite à la publication de ces données et en comparaison avec la catastrophe de Tchernobyl et les valeurs mesurées à l’époque dans l’environnement, il faut conclure :
A Fukushima se déroule le plus grave accident envisageable. (SuperGau)
Il faut prendre les comparaison avec Tchernobyl au sérieux.
De nouvelles évacuations des populations s’imposent.
Il faut éviter de continuer de minimiser la contamination maritimes.

Sebastian PFLUGBEIL

www.gfstrahlenschutz.de
pflugbeil.kvt@t-online.de

Commnuiqué du 22 mars 2011

ESTIMATION PRELIMINAIRE DES NIVEAUX DE RISQUE PAR LA CRIIRAD

Le qui nuage qui touchera le territoire de la France

Sur la base des éléments qu’elle a pu collecter, la CRIIRAD considère que :
· le risque d’irradiation Il s’agit de l’exposition des personnes aux rayonnements émis par les produits radioactifs présents dans les panaches et qui se désintègrent. Un peu comme on peut être exposé aux rayonnements ultra-violets émis par le soleil. Il n’y a pas
d’incorporation de produits radioactifs
par les masses d’air contaminé sera négligeable (les personnes qui disposent d’un radiamètre ne devraient pas mesurer d’augmentation du bruit de fond ambiant mais nous invitons les
personnes qui sont équipées à le vérifier : une mesure vaut mieux qu’une prévision) ;
· le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible (voir note)Sous réserve cependant que les radionucléides significatifs sur le plan dosimétrique, mais qui n’ont pas fait l’objet de mesures, restent dans les rapports attendus. Il s’agit notamment des isotopes du strontium et du plutonium. . Les calculs de dose précisés ci-dessous indiquent que la mise en oeuvre de contremesures, notamment la prise de comprimés d’iode stable En revanche, le contexte actuel peut amener chacun à réfléchir à l’équilibre de son régime alimentaire et à vérifier s’il
n’est pas carencé en iode (la thyroïde a besoin d’iode stable pour fabriquer les hormones nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme). Rappelons également que lorsque la thyroïde est carencée en iode, elle fixe d’autant plus l’iode radioactif.
, n’est pas justifiée.

Nous avons essayé d’estimer les niveaux de dose résultant de l’inhalation des radionucléides dont la présence est documentée : césium 137, césium 134, iode 131, iode 132, iode 133 et tellure 132. Le
premier calcul a été conduit pour une activité de 1 mBq/m3 pour le césium 137 (estimation donnée par l’IRSN) et de 125 mBq/m3 pour l’iode 131 (sur la base du rapport isotopique mesuré par TEPCO devant la centrale de Fukushima Daiichi le 19 mars 2011 à 12h - heure locale).

Le calcul a été effectué en supposant que les panaches radioactifs restent présents sur la France pendant 1 semaine et sans que leur
activité diminue.
Conclusion : une personne (adulte ou enfant) qui respirerait l’air contaminé 7 jours durant, recevrait une dose de rayonnement inférieure à 1 μSv, soit un niveau de dose négligeable ;

En prenant une marge de sécurité par rapport à l’évaluation de l’IRSN (soit 10 mBq/m3 en césium 137 au lieu de 1 mBq/m3), les doses s’élèvent à 2 μSv pour l’adulte et à 8 μSv pour l’enfant.

· le risque d’irradiation des personnes par les produits radioactifs déposés sur les sols sera négligeable, n’induisant aucune augmentation mesurable du bruit de fond ambiant (là encore ceci pourra être facilement vérifié par des mesures radiamétriques) ;
· le risque lié à l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les retombées radioactives devrait rester limité. Le laboratoire de la CRIIRAD évaluera le plus rapidement possible les quantités de radioactivité déposées au sol (dépôts sec et dépôts liés aux précipitations) afin de vérifier les ordres de grandeurs attendus dans les aliments et de donner, si nécessaire, des conseils adaptés.

En conclusion, le passage des masses d’air contaminé sur la France ne doit pas générer trop d’inquiétude.

Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la CRIIRAD est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement.

Son laboratoire a procédé, dès aujourd’hui, sur plusieurs de ses balises à des prélèvements de filtres à poussières et de filtres à charbon actif afin de vérifier que l’air que l’air que nous respirons n’est pas encore
contaminé.

Les premiers résultats, qui concernent la balise implantée à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, confirment l’absence de contamination mesurable dans l’air jusqu’à la date du prélèvement, le lundi 22 mars 2011 à 10 heures : pas de césium 137 dans le filtre aérosols, ni d’iode 131 dans la cartouche à charbon actif.

Ces contrôles seront intensifiés dans les jours à venir de façon à confirmer aussi rapidement que possible (et le cas échéant à corriger) les informations rassurantes données ci-dessus.

Si les conditions météorologiques le permettent, seront également effectuées des analyses d’eau de pluie qui renseigneront sur l’ordre de grandeur des dépôts au sol. Dans tous les cas, il sera procédé à des
mesures des dépôts secs afin de vérifier le niveau de risque pour la chaîne alimentaire.
Rappelons que la contamination des aliments type lait, fromage, viande ne s’effectue qu’avec un certain délai : la CRIIRAD disposera d’ici là de données chiffrées et tous les résultats seront rendus publics.

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